Trump un autre révélateur des divergences syndicales

lundi 6 février 2017
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Chacun se rappelle ici, alors que la FSM multipliait les initiatives solidaires dans le monde, du silence assourdissant de la CES (confédération européenne des syndicats) pendant le mouvement contre la loi travail. Pendant que plusieurs organisations syndicales françaises, emmenées par la CGT la première d’entre elles, se battaient et se battent encore contre une loi que 70% des français rejettent, la CES préférait regardait ailleurs.
Evidemment nous ne sommes pas dupes et savons bien qu’elle était gênée aux entournures pour dire publiquement son accord avec la position de la CFDT supportrice ardente de cette loi.

il se passe en ce moment la même chose avec la CSI (Confédération Syndicale Internationale dont la CES est l’organisation pour la région Europe) et Trump. Le syndicat des cheminots de Versailles sur sa page Facebook indique à juste titre :
« Alors que le nouveau président des USA produit presque chaque jour des décrets racistes, discriminatoires, autoritaires et protectionnistes chauvins, alors que la jeunesse et les minorités se révoltent contre sa politique, le silence voir la cacophonie du mouvement syndical américain et mondial est le reflet de la ligne de front idéologique entre syndicalisme de classe et syndicalisme de collaboration.

La Confédération Syndicale Internationale (CSI) limite ses critiques envers l administration Trump à la simple question écologique, en exigeant le respect de l’accord sur le climat, elle fait preuve en revanche d un silence assourdissant sur le fameux décret prétendant interdire l accès sur le territoire des USA aux ressortissants de 7 pays musulmans, comme sur le fameux "mur" anti-mexicains, mais aussi sur les décrets protectionnistes. »

Et de rappeler que cela n’a rien d’étonnant quand on connait le poids de l’AFL-CIO dans la CSI dont elle est une des fondatrices et l’une des principales dirigeantes avec le "syndicat" israélien Histadrout.

Comme le rappelle le syndicat des cheminots « les leaders nationaux des AFL-CIO sont tous allés visiter le nouveau président dans sa "Trump tower", avant son investiture, et s en s ont déclarés "satisfaits", tel Richard Trumka le président des AFL-CIO qui parle "d un dialogue honnête et respecteux, consituant un premier pas dans la bonne direction"...
De nombreux leaders syndicaux nationaux vantent ouvertement la préférence nationale du "America first" et la promesse de relance des infrastructures, tel le syndicat national de la métallurgie qui s est déclaré "satisfait de la politique patriotique du nouveau président, visant à relocaliser des emplois industriels aux USA, au bénéfice des travailleurs". »

L’AFL-CIO et la CSI contre les indiens du Dakota

Comme le dit le syndicat des cheminots de Versailles, le plus choquant est « sûrement la position du syndicat des routiers Teamsters (un des leaders d ITF, branche transport de la CSI) qui, dans un texte hallucinant citant le mafieux Jimmy Hoffa Jr, "applaudit" la décision du président Trump de relancer la construction du pipeline du Dakota qui "permettra de créer plus de 42000 emplois américains", alors que ce projet conduira à la déportation des dernières réserves de Sioux, détruira leurs sites sacrés et polluera les nappes d eau potable sur 2 États !

Ce sont encore une fois les syndicats locaux américains affiliés à la Fédération Syndicale Mondiale, dont leurs représentants avaient fait forte impression à Durban, qui se démarqent et sauvent l honneur du syndicalisme américain en prenant des positions très à contre-courant de leurs leaders nationaux. Et nos camarades versaillais de citer "le syndicat "roofer" de la construction de Los Angeles, le syndicat des personnels universitaire ou encore nos camarades du syndicat TWU des transports publics de New York (dont est membre le représentant de la FSM à l ONU) qui rappellent que l Histoire de la classe ouvrière américaine se confond avec l’histoire de l immigration, que la lutte contre les discriminations et pour l unité de la classe ouvrière contre l exploitation et l oppression, fait partie intégrante des fondements du syndicalisme de classe aux USA. »

Evidemment rien à voir avec la position sans équivoque de la Fédération Syndicale Mondiale.



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