GMBG, l’huissier de justice qui n’aime pas la justice !!

lundi 6 juillet 2020
par  Rouge Midi
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Condamné plusieurs fois par le conseil de prud’hommes de Marseille, le cabinet d’huissier GMBG a demandé et obtenu que le litige soit désormais jugé à Nîmes !!! En espérant que là-bas la justice soit plus clémente !!!
Après l’épisode l’huissier qui n’aime pas la CGT, voici donc le nouvel épisode avec Lynda, la déléguée CGT de l’étude...

RM : Lynda les lecteurs et lectrice de Rouge Midi se rappellent certainement les épisodes précédents mais là, avec ton UL vous vous êtes rassemblés devant les bureaux de GMBG, huissier connu à Marseille : pourquoi ?

Lynda : Tout simplement parce que l’employeur n’arrête pas et utilise toutes les manœuvres pour persévérer dans sa conduite et fouler aux pieds le code du travail ce qui, pour un auxiliaire de justice est un comble.
Dans cette étude la CGT a réussi à faire payer tous les salariés au minimum conventionnel que l’employeur ne respectait pas, nous avons accompagné les salariés dans leurs démarches aux prud’hommes et les avons assistés quand il y a eu des procédures de licenciement.
Il est à noter que l’employeur a perdu devant la justice et au lieu de corriger son attitude il a empiré.
Comme vous le savez il s’en est pris à moi au point que je suis encore en arrêt de travail aujourd’hui et là, comme le litige doit passer devant le conseil de prud’hommes, il utilise toutes les ficelles pour que l’affaire soit dépaysée, c’est-à-dire jugée par un autre conseil que celui qui l’a condamné à maintes reprises.

Outre qu’il n’y a aucune justification à ce dépaysement qui pourrait par exemple se justifier si j’étais moi-même conseillère prud’homale, cela va encore retarder mon affaire.

Il faut que mon employeur comprenne qu’il est un justiciable comme un autre, qu’il a des comptes à rendre et qu’il ne pourra pas être au-dessus des lois.

On est dans un pays où un ancien premier ministre vient d’être condamné à de la prison ferme, il n’y a pas de raison que la justice ne s’applique pas aussi à GMBG.

Notre rassemblement était pour cette raison. Et évidemment cela n’a pas plu à notre employeur qui a appelé la police alors que nous étions simplement dans la rue avec nos drapeaux et nos tracts. Je ne doute pas que l’article ne lui plaira pas non plus car ces gens là veulent rester cachés pour faire leurs salades…

RM : notre article n’est pas là pour leur plaire ! Comment vois-tu les choses désormais

Lynda : on verra si le dossier est dépaysé ou pas mais en attendant on a pu mesurer la solidarité des camarades de la CGT : c’est le meilleur geste-barrière contre ce capitalisme toujours plus sans scrupules. Pour le reste, au-delà de ma situation personnelle et des conditions de travail des salarié-e-s de l’étude, cela pose la question du rôle des huissiers et de leur statut. Nous nous sommes battus pour le maintien des professions réglementées, non pas pour qu’elles aient des privilèges, mais pour qu’elles puissent garantir aux justiciables l’application de leurs droits.
Quand je vois comment les interventions sont faites et les différences d’une étude à l’autre ou dans la même étude, les différences de traitement d’un dossier à l’autre, je me dis que nous ne sommes pas sortis des animaux malades de la peste. Quand on pense que les salariés d’ADOMA dont la justice a reconnu le bien fondé de leurs demandes, qui sont toujours en attente de la fin des règlements pour des licenciements intervenus en 2006 je me dis que quelque chose ne tourne pas rond : et pourtant ils ont fait appel aux huissiers pour encaisser ce qui leur est dû !

Il faudrait un grand service public de la justice avec des auxiliaires dont le revenu soit détaché de ce que les gens perçoivent ou doivent payer…



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